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Medrano : « Merdano ! »

février 21, 2011

Hélas, aujourd’hui, le cirque ne fait plus rêver… Que ses actionnaires !

J’en livre, pour preuve, la petite mésaventure qui m’est arrivée hier.

Ce que je n’ai pas vu !!!

Parce que mon fils de huit ans et demi me réclamait d’aller au cirque depuis quelques mois, j’ai accueilli avec reconnaissance deux places gratuites pour un spectacle au cirque Medrano que des amis nous ont données. La place la moins chère étant annoncée à 22 euros, une réduction familiale de 50 pour cent m’apparaissait, d’emblée, comme un point positif. D’ordinaire, je ne suis pas très attirée par ce divertissement mais, le journal vantant si bien les mérites des artistes internationaux qui se produisent sur la piste medranesque, j’ai convaincu toute la famille d’aller y voir de ses propres yeux. Pourtant, ayant déjà tâté quelques temps de la correspondance de presse, j’aurais du savoir qu’on ne réserve jamais à nos faiseurs de presse que la meilleure des entrées, sans attente et sans mauvaise surprise : celle des artistes…

Ce dimanche matin, sur le parking du Zénith d’Orléans où s’est posé le cirque en question, il y a déjà beaucoup de voitures. Les queues pour entrer sont plutôt longues et nous apprenons en discutant avec nos voisins résignés que les affiches : « plus de place en tribune populaire » sont accrochées au-dessus des trois guichets depuis plus d’une heure. Pas d’inquiétude ! Sur nos billets gratuits (« en tribune populaire ») est précisé que nous pouvons accéder à une tribune d’honneur en achetant un programme par place, à 5 euros. Nous paierons un peu plus cher pour la place (26 euros) et la gratuité de nos deux billets nous reviendra à 10 euros, mais nous avons toujours bon espoir de passer deux heures plaisantes.

Vingt minutes de queue. Autour de nous, les langues tuent l’ennui. Nous prenons conscience que nous ne sommes pas les seuls privilégiés. Au contraire, tout le monde semble avoir en poche des billets passe-droit : places enfant gratuite (pour un adulte payant) ou, comme nous, places gratuites en tribune populaire. A priori, Orléans et ses alentours ont été inondées de ses offres, qui n’ont, finalement, de promotionnel, que le nom puisqu’il paraît rapidement évident que le chapiteau ne contiendra pas toutes les personnes qui souhaitent y entrer…

Et, effectivement, au bout d’un moment, les files d’attente se dispersent : il n’y a plus de place. Aux guichets, les gentilles hôtesses proposent l’achat, dès maintenant, de places pour la séance de l’après-midi, pour laquelle, bien sûr, les billets gratuits ne sont pas valables. Un ex-spectateur potentiel s’agace. Il a acheté des places sur internet et n’a pas pu entrer. Apparemment, il a fait la queue pendant 1h30 et ne peut pas obtenir de remboursement !

Mais, peu importe, les places sous le chapiteau sont toutes occupées :

–       quelques unes (dont le nombre serait intéressant à connaître !) gratuitement en tribune populaire, pour ceux qui ont connu une expérience malheureuse l’an dernier et qui se sont privés de grasse matinée dominicale, ou bien (le pire peut être envisagé), ceux qui se sont faits refouler et ont acheté, hier, leurs places au plein tarif ;

–       les autres au prix de 5 euros, rajoutés au billet « gratuit » pour passer en tribune d’honneur.

L’opération commerciale a atteint sont but, même si le procédé laisse un goût plutôt salé. Les artistes jouent de façon optimisée. La séance est rentabilisée.

Les saltimbanques vivent en accord avec leur temps et sont devenus des saltimbanquiers !

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