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Je T cherchée (14)

octobre 23, 2009

Vexée par une attitude qui me semblait terriblement injuste et ne supportant décidément pas de décevoir mes enfants, je donnais ma démission dès le lendemain, accordant à mon futur ancien employeur un préavis de dix jours. Je tenais à lui montrer que je pouvais jouer, moi aussi, “les grands princes” : dix, c’était royal quand on sait que, dans l’imprimerie, le préavis légal est de trois jours seulement ! Je me mis aussitôt en recherche d’un nouvel emploi que je trouvais la semaine suivante. Je devais débaucher le vendredi soir pour réembaucher le lundi matin dans une petite agence de publicité. Une situation rêvée qui devait vite tourner au cauchemar.

J’avais failli signer le contrat lors de ma rencontre avec le directeur de l’agence. Je correspondais au poste et n’étais pas très gourmande question salaire. Il acceptait le temps partiel. Nous avions eu un entretien très chaleureux et il semblait pressé de trouver une collaboratrice. Tout paraissait tellement concorder que nous avons repoussé cette signature à mon premier jour de travail, comme une simple formalité. J’ai appris depuis à ne plus rien remettre… Sous aucun prétexte ! Car ce contrat, tout comme un certain autre, n’exista jamais. Notre contact suivant fut beaucoup plus distant. Comme je rappelai pour confirmer mes horaires, cet employeur potentiel se montra très hésitant et réservé, prétextant qu’il devait avoir l’accord de ses collaborateurs afin de m’embaucher mais sans me proposer de les rencontrer pour autant. Je fus invitée à ne pas me présenter le jour prévu et tenue dans une inconfortable situation d’attente pendant plusieurs semaines. Puis, un coup de téléphone m’avertit que je ne devais plus espérer : j’étais trop compétente pour ce poste ! En gros, il m’avait gardée « sous le coude au cas où » mais il avait fini par trouver quelqu’un d’autre. Je restais désarçonnée par cette expérience qui fut, étonnamment, suivie de quelques autres similaires. Enfin, après trois mois de recherches malheureuses, le dirigeant d’un studio graphique me lâcha qu’Olivier, mon très respectable ancien employeur, l’avait averti de l’embarrassant « caractère de cochon » dont j’étais, paraît-il, affublée…

Soudain, le monde s’écroulait. Et la poussière des gravats que j’ai brusquement senti peser sur mes épaules m’a fait tousser.

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